03 avril 2008
Voyage, Lima et 1ers jours à Cusco
Lundi 31 mars 2008 : voyage Paris-Lima
9h48 : TGV Angers – Roissy CDG2
Incroyable, sur le quai de la gare d’Angers, je vois Yang ! Le Chinois de ma promo. Et on se retrouve dans le même wagon (mais bon, je ne discute pas trop avec lui pake difficile comprendre lui, parler pas bien français).
J’arrive au Terminal 1 avec 6h d’avance (l’autre train arrivait trop tard donc pas le choix). Mon vol n’est pas encore affiché alors je demande à la personne qui était là pour renseigner si elle savait vers quelle porte me diriger, mais elle ne trouve pas mon vol ! Elle demande à son collègue et en fait c’est que mon vol n’est pas à 18h35 mais 18h20, bon, c’est tout, rien de grave.
Je tourne en rond (et pour de vrai, car le Terminal 1 est circulaire), je mange mon pique-nique, je vais aux toilettes… Je tourne encore en rond, je bouquine, j’envoie des textos, j’attends…
16h, l’enregistrement commence. Je me débarrasse de mes gros sacs et je file en salle d’embarquement. Toujours le stress du contrôle : enlever vos chaussures, votre ceinture, sortez votre ordinateur de sa pochette, avez-vous des liquides, blablablabla.
L’avion a 1h de retard, comme si je n’attendais pas depuis assez longtemps. Heureusement, j’avais 3h d’attente à Madrid pour ma correspondance (à 23h45) de toute façon, donc ça va.
L’anecdote du jour : on était donc des dizaines devant la porte d’embarquement 36, à attendre. Je vais aux toilettes 2 minutes et quand je reviens, plus personne !! Embarquement transféré porte 32, ouf, j’ai eu peur !
On atterrit finalement à 21h10. Je suis une famille de Français que j’avais repérée et une dame en jaune qui va à Lima aussi. Problème : la dame en jaune file vers la salle où l’on récupère les bagages, la famille de Français suit les flèches « Conexiones ». Je ne sais jamais quoi faire car chaque fois que j’ai eu une correspondance, mes bagages ne m’ont pas suivi ! Bon allez, je suis les Français.
Voyager en famille ou entre amis, ça paraît quand même plus facile, en plus d’être plus sympa. Si j’étais 2 (oui je sais, ça se dit pas) j’angoisserais moins, je perdrais moins de temps à chercher où je vais, à prendre des décisions, etc.
Bon, 23h, je suis dans l’avion. Lima, me voilà !!
« Abróchese el cinturón mientras esté sentado » ou bien « Fasten your seat belt while seated ». Si tu ne parles ni espagnol ni anglais, bonne chance !
Note 1 : les uniformes d’Air Comet sont super classe ! (pour les femmes en tout cas, on dirait des robes de grand tailleur)
Note 2 : quelle horreur, il y a au moins 15 bébés dans cet avion ! Et ils pleurent tous en même temps !
Note 3 : enfin un truc sympa, il y a 2 beaux stewards ! Hihi.
Note 4 : on mange quand ??
Mardi 1er avril 2008 : 1erjour au Pérou
1h du matin : repas chaud avec jus de fruits puis thé ou café
10h, ou 3h du matin à Lima : petit-déjeuner
C’est marrant, on dirait que l’altitude nous fait avaler n’importe quoi ! (voir les photos) Enfin ça va, j’ai eu pire comme repas.
J’ai dû dormir 6h en tout, par à-coups, réveillée par les pleurs des bébés, les gens qui vont aux toilettes, qui se mouchent, mais aussi par les douleurs, les fourmis dans les jambes… Dur dur de passer 12h dans un avion !
Au début du vol on a eu les fameux formulaires pour la douane à remplir. Encore une fois, si tu ne parles ni anglais ni espagnol, bonne chance ! Même moi j’ai du mal à comprendre ce qu’ils veulent (si tu es touriste, il faut que tu aies une adresse d’hôtel ou n’importe quoi). On s’est aussi fait asperger plusieurs fois par un anti-moustique ou je ne sais trop quoi, ça sent fort !
L’avion se pose avec 1h d’avance. Pff. Ma voisine qui me tapait un peu la discut’, me propose de m’accompagner pour trouver un bus pour aller dans le centre de Lima. Finalement elle ne trouve pas où c’est et je vais alors parler avec les Français. Ils ont une fille qui fait du volontariat à Lima pour une association (Mano a mano je crois) et qui vient les chercher. Ils me proposent de venir avec eux. On récupère nos bagages et on va attendre la fille… qui ne vient pas !! En fait elle ne s’est pas réveillée mais elle arrive enfin et m’annonce qu’ils ne vont pas dans le centre. Arf ! Elle me dit aussi que j’ai raison de ne rester qu’un ou 2 jours à Lima… Ah bon ?! Lima c’est moche qu’elle dit. Elle me conseille de ne pas dépenser plus de 20 Soles pour le taxi.
Les taxistes nous sautent dessus, c’est dingue « Taxi, Taxi ! » Le Guide du Routard parle de taxi jaune mais je n’en vois pas. Et de taxi « SETAME », mais je n’en vois pas non plus. Un monsieur me court après « Taxi ? » « Euh oui… Je vais à l’hôtel España » (conseillé par le Guide du Routard et la Française) « Ok, 50 Soles » « Non ! Je n’ai que 20 Soles ». Il ne veut pas, un autre me demande 25 Soles. « Non je n’ai qu’un billet de 20 Soles, je n’ai pas encore changé ma monnaie, je n’ai que ça » (oh la menteuse). En même temps un autre me propose ses services, et là les 2 commencent à s’engueuler car le 1er était là avant, etc. Finalement c’est le 2ème qui gagne et il me dit que je pourrai lui payer le reste à l’hôtel. « Non non, à l’hôtel je paierai avec ma carte de crédit, je n’ai qu’un billet de 20 ». « Bon ok. » Il me fait signer un voucher. Piouf, pas facile la négociation !! Mais j’ai réussi à descendre de 50 à 20 Soles !
Le cauchemar commence. Ils conduisent comme des malades, ils klaxonnent sans arrêt, changent de file sans prévenir, haaa, je vais mourir !! Et la pollution me pique la peau, c’est fou, ça sent mauvais, la ville ne ressemble à rien, les chiens errent dans les rues, les gens font les poubelles, traversent la route n’importe quand … Enfin, voilà l’hôtel.
Il est 7h30, une chambre va se libérer mais à 8h. En attendant le monsieur me propose de visiter l’hôtel. Il garde mes sacs.
Dormotorio : 13 Soles
Habitación sin baño : 26 Soles (c’est ce que j’ai pris)
Habitación con baño :40 Soles
Heureusement que j’ai prévu du papier toilette, il n’y en a nulle-part !
L’hôtel est atypique, et il y a des tortues et un perroquet. Mais il fait très lourd, j’hésite à rester finalement.
Ma chambre contient 3 lits et n’a pas de serrure. Je mets un cadenas à mon gros sac et je pars chercher un cyber. Je tombe sur un truc tout petit, tout pourri, j’envoie quelques méls et j’achète un billet pour Cusco. Malheur… il y a un souci avec ma carte de crédit ! J’imprime le message qui s’est affiché car je ne reçois pas de message confirmant mon achat et je ne sais donc pas si mon compte a été débité, ni s’il le sera plus tard quand le problème sera résolu.
Je paye : 1 Sole pour 40 minutes + 2 pages imprimées pour 0,50 Soles. Je rentre l’hôtel pour appeler Edreams mais ça ne fonctionne pas. Je vois 2 messieurs avec un tee-shirt Quechua, des Français ! Je leur parle de mes malheurs et ils me donnent quelques conseils. Je vais chercher mon code pour consulter mon compte bancaire. Je cause encore avec les Français, super sympas, et je vais dans un autre cyber. Mon compte n’a pas été débité et je n’ai toujours pas de message confirmant mon achat ni de billet électronique. Le monsieur à côté de moi commence à me parler. On parle et je lui raconte mon problème. Il propose de m’aider car il bosse dans le tourisme et connaît des agences qui pourront m’aider. Je retombe par hasard sur les 2 Français, on se parle comme si on était potes, on aurait dû s’échanger nos adresses emails, dommage.
Là, commence la course folle, le big délire !
Nous allons dans une agence de voyage, mais le monsieur n’obtient rien, alors on va dans une 2ème, et la dame dit qu’apparemment mon billet a bien été payé mais il faut que j’aille à Miraflores au bureau de TACA, la compagnie aérienne, pour confirmer mon achat. 8 Soles pour le taxi et nous voilà à Miraflores. On me dit que ma réservation a bien été prise en compte et la dame imprime mon billet électronique. Ouf. Là, Boris (oui c’est le nom du monsieur) demande si je veux rentrer en taxi ou en combi (moins cher). J’ai répondu que je voulais essayer le combi, car ça a l’air vraiment marrant ! C’est une sorte de petit bus où les gens s’entassent. Un mec est à la porte et crie la destination du combi, et à peine le combi arrêté il ouvre la porte, fait descendre et monter les gens, et hop on repart. Il fait super chaud, on est les uns sur les autres, et le plafond est tellement bas que je n’arrête pas de me cogner la tête ! Il faut qu’on prenne un autre combi car celui là ne va pas jusqu’au centre. Boris me montre un marché d’artisanat. Il y a plein de belles choses, des ponchos, des bonnets, des objets en argent, des bijoux… Et on repart pour le centre, dans un bus cette fois. Même système : un monsieur est à la porte et crie sans arrêt, il nous fait payer et nous donne un ticket. Les gens montent et descendent, le bus s’arrête à peine. C’est long mais on arrive enfin.
Je pars faire ma touriste pour prendre des photos des endroits que j’ai vu avec Boris ce matin (sur le chemin, pour aller d’une agence à l’autre). Je suis aussi passée à l’hôtel pour réserver un taxi pour aller à l’aéroport demain matin, à 3h, pour mon vol à 5h40.
Wouahou dingue, je passe devant un restaurant et je vois les Français de l’aéroport ! Ils me proposent de prendre un café avec eux. Il devait être 13 ou 14h. On repart chacun de son côté, moi je rentre, mais il faut peut-être que je songe à me nourrir ! Il fait tellement lourd qu’en tout depuis le petit déjeuner dans l’avion j’ai dû manger 80g de chips et quelques M&Ms, et bu 2 Coca Colas. Même pas faim en fait. Alors je continue à visiter le quartier.
Vers 17h-18h je suis rentrée me doucher, trier mes photos et dormir. J’étais prête à me coucher quand quelqu’un magouille quelque chose à ma porte. Je vais voir mais impossible d’ouvrir, quelqu’un a mis un cadenas !!! J’appelle, une fille arrive « oh désolée, on m’a dit que mettre un cadenas car la chambre était réservée ». Elle va chercher la clé et une dame arrive pour m’expliquer que la chambre était prise. Bah oui, par moi non ?! Je vais voir avec elle et on découvre qu’en fait sur la clé que j’avais il y avait écrit 14 mais aussi G2, et moi j’étais allée dans la chambre 14, mais en fait c’était G2. Mais celle qui m’a donné la clé ne m’avait rien expliqué !! Bon bref, je découvre mon autre chambre, toute petite, un lit, bon normal quoi, mais quel boucan ici ! Je me couche, impossible de dormir. En plus je vois des insectes volants et j’ai peur que ce soit des moustiques enragés, alors je me mets du produit anti-moustique, ah ça sent trop fort !!
Mercredi 2 avril 2008 : 1erjour à Cusco
J’avais mis mon réveil à 1h45 pour pouvoir me préparer tranquillement mais finalement, vu que je n’avais pas dormi, que je n’avais rien à manger et que je n’avais même pas envie de prendre une douche, à 2h15 je descends. J’avais réservé le taxi à 3h, je devais juste déposer mes clés et attendre. En fait il y avait quelqu’un à l’accueil et il m’a accompagné dehors. Dans la voiture garée juste devant, un mec dormait. Le monsieur tape dans la vitre pour le réveiller et met mon sac dans le coffre. Voilà, je pars pour l’aéroport.
Sur le chemin je revois ce quartier tout moche avec ses chiens errants. Rien à voir avec ce que j’ai vu dans le centre.
30 Soles pour le taxi et je rentre dans l’aéroport. Un monsieur me dit que les vols avec Taca sont au niveau du bureau d’enregistrement numéro 13 mais je ne vois rien d’écrit sur les tableaux, enfin si, sur un seul. Arf, je ne comprends rien, alors j’attends, de toute façon il est encore tôt. 4h, les gens s’agitent et là apparaît « Taca » sur les écrans donc c’était bien au numéro 13. J’enregistre mes bagages et je pars vers la porte d’embarquement 3. Là surprise, il faut payer une taxe d’aéroport en dollars. Heureusement que j’en ai sur moi. 16$ et quelques, sympa. Une fois arrivée dans la salle d’attente bin, faut encore attendre ! (puisque c’est ça, j’ai encore fait caca à l’aéroport ! par contre, manque de bol, la chasse d’eau ne fonctionne pas, désolée madame !)
Dans l’avion on est super bien accueilli, on nous passe un épisode de « Two men and a half » et on nous sert le petit déjeuner (une sorte de sandwich et un jus de fruit). La vue est incroyable ! Nuages percés par les montagnes, qui ont certaines, de la neige au sommet.
Arrivé à l’aéroport de Cusco, on est accueilli comme… des touristes ! Musique péruvienne, une dame nous donne un plan de la ville, des gens nous proposent hôtel, taxi, etc, et il y a plein d’agences qui proposent des excursions au Machu Picchu, et autres destinations de rêve. Un monsieur me propose un taxi. « Ok pour 10 Soles. » « Non, nous avons des tarifs, c’est 20 Soles. » C’est cela oui. Je ne cède pas et il m’envoie vers un autre monsieur qui prend mes affaires. Je lui redis que j’allais payer 10 Soles et il me répond « non 12 car on doit payer le parking ici ». On passe par un endroit que j’ai vu à Pékin Express, trop marrant ! C’est où ils devaient se faire prendre en photo, devant un monument avec 2 visages, et derrière il y a l’école d’espagnol où ils sont allés aussi. Bref.
Je dois descendre et marcher car la rue est impraticable en voiture. Je donne 10 Soles au taxiste, il me dit merci, et voilà !
A l’entrée de la maison, j’hésite, il n’est même pas 8h… Je frappe, un chien aboie mais personne n’ouvre. Je frappe à nouveau, pareil. J’attends, et finalement je vois une sonnette. Une dame vient ouvrir. Je lui raconte ma vie un peu mais elle ne comprend rien, elle n’est pas la propriétaire, juste la voisine, et elle me dit d’aller plutôt frapper à l’une des portes en face. Car en fait on arrive dans une cours. A droite, la maison de la voisine, à gauche, une pièce fermée par un cadenas, puis la cours avec 6 pièces sur 3 étages : ce sont les chambres.
Je pense que tout le monde dort, je frappe quand même à la 1ère porte et je crois entendre « Si? » mais pas sûr, donc je n’entre pas. Au bout de 5 minutes quelqu’un sort d’une pièce au 2ème étage. Je monte les escaliers et me présente. La fille dit en espagnol « ok je vais appeler la propriétaire, tu viens d’où ? ». Eh bien je suis Française. Bon direct elle me dit en français « ah c’est toi », bref, elle aussi est Française… Camille est déjà partie au travail, et Christelle partait également. Elle m’explique que finalement une personne reste plus longtemps que prévu donc il n’y a pas encore de chambre de libre. Je vais partager ma chambre avec elle jusqu’à la fin de la semaine. Elle me donne les clés et je l’accompagne à la pièce fermée par un cadenas dans la cours, c’est la cuisine.
La propriétaire, Tina, arrive et on papote un peu, puis Sali, une péruvienne. On parle pas mal et j’apprends que Sali va épouser un Danois bientôt. Je remarque aussi que la propriétaire est bien habillée (elle doit avoir pas mal de sous) et est un peu maniaque aussi (elle a nettoyé toute la cuisine pendant qu’on discutait). Il y a un souci avec les clés donc Tina me les prend pour faire un double, mais ce double ne fonctionne pas. Le temps de faire tout ça moi j’étais coincée, car sans clé on ne peut pas rentrer dans la maison. Je croise un gars et on fait vite faire connaissance : Patricio, Argentin. Quand une dame m’apporte enfin des clés qui fonctionnent, je pars visiter un peu le quartier. C’est super chouette, j’ai pris plein de photos. Quand je rentre, quelqu’un est dans la cuisine, François, le Belge. Je lui ai parlé directement en français car je savais qu’il y avait un Belge, et comme ce n’était pas celui de ce matin, ça devait être lui ! Il est là depuis 2 ans, il se plaît ici. Il a un chien : Bobeta. On papote et là une autre colocataire arrive : Diana, une Péruvienne. Elle parle parfaitement français. Enfin arrive Sali, et là on parle, on parle, on parle… J’apprends que François a des problèmes avec la cocaïne (ça explique pourquoi il s’agite dans tous les sens sans doute) et veut faire une cure de désintoxication.
Récapitulatif
1er étage : Sali, Péruvienne, et François, Belge, avec son chien
2ème étage : Christelle, Française, et Patricio, Argentin
3ème étage : Camille, Française, et Diana, Péruvienne
A nouveau dans la cuisine, je papote avec Patricio qui bouquine. Il me propose de me faire visiter un peu la ville car je ne me suis pas aventurée au-delà de l’église du quartier. On part donc faire un tour. Il faisait très froid, surtout dans les chambres, mais dans la ville, à marcher, il fait bon. La ville est magnifique, de nuit en tout cas. Il y a des lumières partout, dans la montagne, et même un gros Jésus brille du haut d’une montagne. Quand on revient à la maison, on va dans la chambre de Sali où il y a Camille. On se dit bonjour mais elle ne réalise pas que c’est moi. Quand Sali dit mon nom elle se sent toute conne et s’excuse de ne pas m’avoir reconnu, elle pensait que j’étais une amie de Patricio. C’est sûr, des Françaises il y en a partout donc pourquoi pas…
Pour recharger mon ordinateur je ne peux pas utiliser mon adaptateur car la prise ne rentre pas dedans. Je demande à François qui en a plein, mais quand je branche ça fait des grosses étincelles ! Bon, déjà, j’ai appris que se prenait des décharges électriques dans la douche quand on touchait au robinet, donc rien ne m’étonne plus. (Bon finalement je n’avais pas vu mais les prises sont mixtes donc elles conviennent aux prises américaines et européennes, pas besoin d’adaptateur, car il y a de plus en plus d’Européens donc le Pérou s’adapte !)
Là on parle d’aller manger tous ensemble car Sali part vendredi. Gabriel nous rejoint. Un Péruvien qui serait le petit ami de… François… (no comment!) On va dans un restaurant sympa et on rigole bien. Mes colocataires ont vraiment l’air sympa. Ensuite certains veulent aller en boîte et nous, les 4 francophones, nous rentrons a casa para dormir. En chemin on parle espagnol, eh ouai. A un moment on passe près du fameux mur avec la pierre aux 12 angles. Un petit Péruvien nous appelle « Vous êtes Français ? La capitale de la France c’est Paris et votre président est Nicolas Sarkozy » et commence à nous raconter l’histoire de la pierre inca. On dirait qu’il récite un texte. Dès qu’il a fini il nous réclame une pièce ! Culotté ! Mais ça marche.
Quand on rentre, il n’y a pas d’eau dans la salle de bain, ni dans la cuisine, youpi. Heureusement que j’avais acheté une grosse bouteille d’eau. Le lit est dur, les draps sentent bizarre. On a chacun 3 ou 4 couvertures car il fait très froid, mais elles sont lourdes ! Je suis tellement crevée de toute façon…
Jeudi 3 avril 2008
La lumière rentre dans la chambre. J’essaye de me rendormir, en vain. Je regarde l’heure : 9h15, et Christelle dort toujours alors qu’elle est sensé travailler. Le chien aboit, le bruit réveille Christelle qui réalise que son réveil n’a pas sonné. Manque de bol, il n’y a toujours pas d’eau dans la salle de bain. Elle part et moi je traine un peu, mais bon, il commence à faire trop chaud.
Dehors en fait il fait super froid. Je vérifie, c’est bon, il y a de l’eau, je prends une douche. Pas facile d’avoir de l’eau chaude mais pas trop non plus ! Pour ne pas me prendre de jus, je prends le rideau de douche pour toucher au robinet. Halala, je suis toute propre, quel bonheur ! J’ai même réussi à faire un beau caca (je n’ai toujours pas eu la turista, même pas drôle). Et là, le drame… La chasse d’eau ne marche pas, j’ai la poisse moi ! (bin oui, comme à l’aéroport !)
J’essaye de me connecter sur Internet car parfois on capte il paraît. Rien. Camille se réveille, elle n’est pas allée travailler car Franco est en déplacement donc elle travaillera un peu, d’ici. Elle me demande si je capte. Elle a une bonne connexion là-haut alors je monte et je me connecte. Mais c’est très lent et ça coute sans arrêt.
J’essaye de voir ce que je pourrais visiter mais seule ce n’est pas marrant… Je vais avec Camille voir une boulangerie qu’elle connaît mais elle est fermée. On continue la balade pour échanger de l’argent et voir une boutique de Casa Ecologica. Ensuite on va voir une boulangerie qui est citée dans mon Guide du Routard. On mange une sorte de gâteau aux épinards et une tarte aux fruits. J’ai pris « pie de lúcuma ». On ne dit pas « pie » à l’espagnol, qui signifie « pied », mais « pie » à l’anglaise, qui signifie « tarte » ! Je prends aussi un gros croissant pour goûter. On mange sur place et on discute de notre parcours, de nos goûts. On pense la même chose des Américains et de la vie là-bas. En fait, avec Christelle aussi, on a toutes les 3 pas mal de points communs.
Une dame arrive dans la boulangerie. Toute habillée comme une Péruvienne avec une petite fille sur le dos et un petit garçon qui avait les cheveux très longs. Elle nous demande de couper ses cheveux ! C’est marrant ça ! Camille coupe une mèche, puis d’autres touristes jouent le jeu, puis la boulangère, et moi aussi ! Je le prends sur mes genoux, il ne bouge pas, il est tout timide. Je vois qu’il a un gros nœud mais bon, je ne suis pas coiffeuse non plus ! Camille me dit que quelqu’un qui coupe les cheveux d’un petit enfant devient son parrain ou sa marraine. Bon là le petit en a pas mal rien que dans la boulangerie ! Dommage, je n’avais pas mon appareil photo.
16h, ma journée est terminée, je rentre. Il fait frais aujourd’hui, glagla même. En fait dans la rue, ça va, mais dès qu’on rentre dans la cours de la maison, il n’y a plus de soleil donc il fait tout de suite plus froid. Et les chambres ne reçoivent pas du tout de soleil donc elles sont encore plus froides.
Ce soir on sort à nouveau. Christelle, Patricio, Sali et moi, nous partons manger péruvien. Menu à 6 Soles : papa a la huyancana, sopa de quinua, tortilla de verduras (que je n’ai pas pu terminer tellement c’est nourrissant tout ça !), et en boisson la fameuse Chicha morada. Super bon tout ça ! Camille nous a rejoint et on est allé en boîte, entrée gratuite, déco vraiment pas à mon goût (peau de chats sur les murs, etc). J’ai pris un Piña colada, 12 Soles ! Purée, si j’avais su… La musique était sympa, ragga, salsa, et il y a eu un groupe, bof, je n’ai pas trop aimé et ça m’a complètement démotivée pour la suite. Ah là j’ai appris que Patricio était gay. Bon ok, vraiment pas de bol, j’ai 2 colocs masculins mais gay… Les autres continuent la soirée dans une autre boîte, Christelle et moi on rentre dormir.
Vendredi 4 avril : petite excursion
Debout à 9h, je me prépare pour une excursion. A peine partie j’ai du faire demi-tour pour poser mon manteau car en fait il faisait trop chaud. Dès qu’on commence à monter les petites rues on transpire, mais là en plus il faisait beau. Je commence par quelques photos d’oiseaux puis je pars vers le fameux Cristo Blanco, une statue dans la montagne, du Christ, tellement blanche que, du centre-ville, on dirait une grosse étoile. J’en ai vraiment bavé pour monter. En plus il n’y a pas vraiment de chemin et ça monte à pic. Une fois là-haut j’ai vu des lamas, ou des alpagas, je ne fais pas trop la différence, et donc le Cristo Blanco. Je continue vers le site archéologique de Saqsaywaman mais une dame me repère à essayer de passer sans payer. Tant pis, j’irai une autre fois. Il faut que j’achète un pass (un boleto turístico) pour pouvoir visiter plusieurs sites mais le pass est valide seulement 10 jours donc il faut que je m’organise. Je vais ensuite jusqu’à l’église San Cristobal et je termine Plaza de Armas. Quelques courses (le gars m’a fait payer 33 Soles pour 3 ou 4 babioles, je suis qu’il s’est foutu de moi là !) et 2h sur MSN !
Quand je rentre, une tempête éclate, mais rapide, quelques coups de tonnerre, quelques gouttes d’eau, et le soleil revient. Je capte devant la chambre de Camille donc encore un peu d’Internet jusqu’à ce que je ne capte plus du tout, un film (Le Labyrinthe de Pan), et voilà, journée terminée !
La soirée se passe dans la cuisine avec Camille, Christelle, Diana et Patricio, (je me suis fait des pâtes mais elles sont trop dégoutantes !) puis devant un film « This is England » avec Camille et Patricio.
Samedi 5 avril : au marché
Ce matin nous allons au marché, à pied. Il fait vite très chaud. On passe devant plein de petites tiendas où ils vendent de la nourriture, des petites bananes aux grosses citrouilles vertes en passant par… les poules qu’ils tuent devant nous ! Quelle horreur, au début je ne comprenais pas. Il y avait une machine et une poule, la tête en bas, dans la machine, et elle gigotait dans tous les sens, et dans le bas de la machine je vois… un bac plein de sang. Bref, bon appétit ! Et la viande étalée comme ça dans la rue, beurk beurk beurk !!!
On arrive enfin au marché proprement dit. Christelle s’y était fait voler son appareil photo donc je garde mon sac à dos sur le ventre, les mains cramponnées dessus. Ils vendent vraiment tout et n’importe quoi : des vis, des vêtements, des cadenas, des télécommandes, des chaussures, des téléphones… et là, Christelle voit… son appareil photo !!! Celui qu’on lui avait volé, il était là, à vendre. La dame lui dit qu’il est à 365€, évidemment, il n’y a plus de carte SIM dedans. Christelle lui dit que c’est le sien, qu’on lui a volé. La dame semble paniquer un peu. Tous ensemble, on n’a pas assez d’argent pour lui racheter, alors on va à la maison chercher de l’argent et Patricio reste pour être sûr que la dame ne vende pas l’appareil à quelqu’un d’autre. Moi en fait je reste à la maison car je ne me sens pas bien du tout. Je me couche, et plus tard Christelle revient… La dame a du avoir peur qu’elle appelle la police, et elle est partie du marché. Les filles avaient en effet parlé à un policier car on s’était dit que Christelle aurait peut-être pu récupérer son appareil comme ça. Bon, on y retournera samedi prochain pour voir si la dame revient.
Donc me voilà bien malade. Je mange très peu car j’ai rarement faim, mais là j’ai une bonne diarrhée donc je n’ai plus rien dans le ventre ! Un peu envie de vomir aussi. Heureusement, j’ai tout ce qu’il faut dans ma pharmacie mais bon, je suis quand même très fatiguée et écœurée (ce que j’ai vu dans la journée y est peut-être pour quelque chose aussi, toutes ces odeurs de viande, ce sang partout, arf). Ah oui, sur le marché j’ai acheté de la pastèque, je n’ai pas pu en manger beaucoup car je me sentais mal mais elle était trop bonne ! Moi qui n’aime pas spécialement ça en France, là j’ai hâte d’aller mieux pour finir les 2 tranches que j’ai eu pour 1 Sole (donc environ 0,35 centimes).
Petite histoire en passant. Camille m’a appris que les femmes des communautés avec lesquelles on travaille (enfin moi je n’ai pas encore commencé le stage), elles ne portent pas de culotte ! Quand elles sont envie de faire pipi, hop elles s’accroupirent et font pipi. Pratique ! Comme au Moyen-Âge chez nous il me semble !
Je regarde un film de Monty Python, me force à manger mes pâtes dégoutantes, bouquine et me couche tôt.
Dimanche 6 avril : journée repos
Réveillée à 8h, je me sens beaucoup mieux. Je mange un peu, je bouquine, et j’écris mon carnet de voyage, ou plutôt mon roman ! Je ne pense pas que ce soit très intéressant tout ça mais c’est surtout pour moi que j’écris, après si vous n’êtes pas contents, vous n’êtes pas obligé de lire !! Hihi.
Allez, faut que je mette ça sur mon blog. A bientôt les amis !
06 avril 2008
Où je vis
Voici ma "maison" à Cusco. Des chambres, des salles de bain, une cour et une cuisine, c'est tout !
Les 6 chambres, 2 par étage, et une salle de bain par étage
La salle de bain du 2ème étage
09 avril 2008
1ers jours de stage
Lundi 7 avril :
1er jour de stage
Selon Camille, les horaires sont 9h-13 puis 15h-18h. Je me lève, me prépare, et ne voyant pas Camille, je frappe à sa porte. 8h30, elle était au lit ! Elle n’est pas sûre que Franco, le « patron », soit là donc elle pensait y aller plus tard. Finalement on arrive vers 10h20 je crois, et effectivement… Franco n’est pas là ! Le bureau de l'association est à l'autre bout de la ville. A chaque fois c'est 10 minutes de taxi pour 2,50 ou 3 Soles (moins d'1€, pas cher mais l'argent par vite !)
Je demande à Victor, un gars super sympa, celui qui s’occupe de tout ce qui est administratif, des documents pour connaître un peu l’association, puis j’aide Camille à traduire des documents pour des projets touristiques.
A 13h, je vais manger à côté avec Camille. Menu à 4 Soles (1€) : une soupe avec du riz dans le fond, des bouts de carottes, et je ne sais trop quoi, puis du poulet avec du riz vert collant, et enfin, un liquide marron avec des bouts de fruits dedans… ça donne envie n’est-ce pas ?! Ensuite on flâne un peu au soleil et on retourne bosser, jusqu’à 18h.
A la maison, Diana nous apprend qu’elle part. Elle rentre à Lima la semaine prochaine, avant d’aller en France pour vivre avec son copain. Elle reviendra peut-être en mai. On va manger une dernière pizza ensemble : 5 Soles pour du « pan con ajo », plus une petite pizza, plus un verre de chicha morada (la boisson typique faite avec du maïs). Pendant le repas on demande à un Italien de nous prendre en photo et on lui propose de manger avec nous. Super sympa le gars !
Mardi 8 avril
Du coup, on s’est mises d’accord pour aller bosser à 10h. Franco était là. On a discuté des travaux de Camille et vite fait, de ce que je pourrais faire : finir les traductions pour aider Camille et voir comment améliorer le site Web de l’association (www.casaecologicacusco.com).
Camille, Victor et moi, nous allons manger une pizza familiale pour 20 Soles (5€) avec une grande bouteille de coca. C’est Victor qui paye (quand je vous dis qu’il est super sympa !). En chemin j’entends un joli son… un petit oiseau… oui là-haut, un colibri !!! En bonne touriste que je suis, j’ai bien sûr mon appareil photo, et voilà ce que ça donne :
On retourne bosser et à 17h… tiens, si on partait ?!
De retour à la maison… encore une
mauvaise nouvelle. Cette fois c’est Patricio qui nous quitte. La vie est trop
chère pour lui ici, il part vivre à La Paz…
Mercredi 9 avril
Camille ne va pas bosser ce matin. J’y vais toute seule, comme une grande ! J’arrive un peu avant 10h, je finis ma traduction et je termine de noter les améliorations à apporter au site Web. Pendant ce temps, je vois défiler plein de monde en costume traditionnel dans le bureau. C’est jour de paie ! Une dame s’approche de moi et me prend les mains… Je ne sais pas quoi faire ! Je regarde ses habits et je lui dis que c’est joli, et elle rigole. Il est 13h30… Je vais voir Franco car on devait parler mais il n’a pas le temps, on verra ça demain à 16h. Ah ??? Bon alors je rentre à la maison ! Courte journée, j’aime ça ;-) Du coup je vais faire des courses à côté, enfin un vrai supermarché !! Méga qu’il s’appelle. Ensuite je prends le taxi et je m’installe devant la chambre de Camille, seul endroit où on a Internet.
10 avril 2008
Je me lève à 6h car Franco m’a proposé de venir avec lui voir une communauté à 2h de Cusco. Il doit venir à San Blas, à l’église d’à côté, vers 7h. J’allais enfin voir avec qui on travaillait et comment ça se passait. Le problème c’est qu’il devait me le confirmer, mais chaque fois qu’il m’appelle, je n’entends pas mon portable donc il laisse un message, mais je ne peux pas les consulter. Je ne peux pas non plus appeler. Hier soir Camille avait essayé de l’appeler aussi mais impossible. Que je vous raconte le système téléphonique ici…
Chaque ville à son indicatif. A Cusco c’est 84. Camille a acheté son portable à Arequipa, donc pour l’appeler il faut faire le 54. Hors, mes amis, tenez-vous bien. Si la personne que vous voulez joindre a un portable de Cusco mais se trouve à Arequipa, alors il faut composer l’indicatif de la ville dans laquelle se trouve la personne (encore faut-il savoir où elle est), donc ici 54 ! Et attendez ce n’est pas fini ! Depuis quelques temps, il faut en plus ajouter un 9 devant les numéros de portable. Mais devant l’indicatif ou après ?! Personne ne semble savoir. Camille n’arrive plus à joindre Franco, Franco n’a pas réussi à appeler Camille, bref, c’est le caca complet. Et moi, avec mon portable français, ce n’est même pas la peine d’essayer. Je ne peux pas écouter mes messages et je ne peux appeler personne. Je peux envoyer des textos partout sauf sur les téléphones péruviens car je n’y comprends rien aux codes ! Camille n’a reçu aucun des textos que j’ai tentés de lui envoyer en essayant toutes les combinaisons possibles et inimaginables.
Finalement, je me lève donc, je me prépare, et là j’entends Camille : « Carine ? Franco m’a appelé, finalement il n’y va pas. » Ah trop bien, j’adore me lever tôt pour rien !!
Je me remets dans mon lit tout dur et tout froid (que du bonheur !) avec de la musique dans les oreilles. Un ami me téléphone mais quand je lui dis que je suis au Pérou il raccroche tout de suite… Vers 9h30 je réalise qu’il faudrait quand même que j’y aille. J’arrive au boulot à 10h passées. Franco voulait qu’on parle de ce que j’ai pensé pour améliorer le site Web. En attendant qu’il se libère, je me connecte sur MSN…
Quand Franco est enfin libre, je lui demande pas mal d’explications sur les différents types de tourisme qu’on propose, etc, et il me dit qu’il est content de mon travail. Il va me mettre en contact avec la fille qui a créé le site, une designer qui n’est pas si douée que ça selon lui pour ce qui est du contenu ou de l’organisation du site. Je vais donc bosser avec elle. 13h, je n’ai plus rien à faire. Je demande à Franco s’il y a quelque chose que je peux faire mais il me dit que non, je peux bosser chez moi si je veux, et il me fait goûter des noix (bio). Voilà, journée terminée !
Je rentre manger puis je vais au marché de l’Avenida del Sol. J’achète quelques trucs mais je quitte le Centro de Artesanía déçue de ne pas avoir mieux négocié les prix… Arf, tant pis, si je convertis en Euros, ça reste quand même une bonne affaire.
Je dîne tôt et je me couche…
11 avril 2008
sortie
Debout à 5h pour aller voir les communautés avec Franco. 6h, j’attends devant l’église. Un policier vient me voir 10 minutes après pour me demander ce que j’attends. Je papote un peu avec lui et Franco et son chauffeur arrivent 5 minutes après. On a une belle voiture américaine, mais le chauffeur is kinda dangerously crazy!
Après 1h30 de route environ, visite guidée par Franco, dans des paysages incroyables, en manque d’oxygène aussi un peu, on arrive à Ccatcca où l’on rencontre 2 Brésiliens de Interoceánica Sur qui bossent sur des projets tels que la création d’un centre d’artisanat, etc, des projets auxquels on participe aussi. On prend le petit-déjeuner avec eux : omelette avec des lamelles de saucisses dedans, du jus de papaye fraîche (halala, ça sent trop le vomi ce truc !!) et d’ananas frais, du fromage et du pain. La fille me propose ensuite mon 1er mate de coca, puis on part à Tinke. On prend quelqu’un au passage (il pue !!) et on va en chercher un autre qui n’est pas chez lui. On retourne sur la place centrale et on voit qu’il y a une réunion. On attend, en mangeant des feuilles de coca (enfin… pas moi, ça me tente pas de manger des feuilles séchées !) et enfin le monsieur arrive. On va discuter du projet du centre d’artisanat. Les habitants n’ont pas l’air très emballés mais en leur apportant toutes les infos dont ils ont besoin, ça devrait bien se passer. Après 15 minutes de réunion, Franco ressort son sac de feuilles de coca pour « pinchar coca » et ensuite on retourne à Ccatcca. Ca sent trop mauvais dans la voiture, la coca que Franco a dans sa bouche (il garde ça dans le coin de sa joue donc dès qu’il parle ça sent mauvais !), et en plus on emmène un monsieur qui ne doit pas prendre souvent de douche. Et la route n’est pas très droite non plus, j’ai envie de vomir ! Une fois à Ccatcca, on parle avec les Brésiliens et on mange avec eux : tomates, betteraves, brocolis et salade, puis poulet et riz, avec en dessert une pêche au sirop. Le monsieur de Tinke est tout timide. Il ne doit pas avoir l’habitude de manger à une table avec des gens qu’il ne connaît pas. Il n’ose pas aller se resservir mais Franco insiste et il se ressert, tout content.
On rentre à Cusco, il est 15h30. Franco me demande ce que je fais. Je rentre à la maison pour dormir ! Ok qu’il me dit ! On dépose le monsieur de Tinke, puis Franco, et enfin le chauffeur me ramène à San Blas. Je devais voir la famille française que j’avais rencontrée à l’aéroport (dont la fille travaille à Lima) mais finalement dans son email la fille me dit qu’ils repartent tôt, dommage.
Avec Patricio, Christelle et Camille, on va manger végétarien. Je n’avais pas très faim, la soupe m’a calé. Ensuite il y avait du blé avec 3 bouts de carottes, et un substitut de viande fait de soja. Trop louche, ça ressemble vraiment à de la viande. Christelle, pure végétarienne, ne le mange pas. Moi je suis écœurée donc Patricio mange mon plat (quel goinfre celui-là, et pourtant il est maigre comme un clou !). On a aussi pris des bananes fries. 4 Soles le menu avec le mate à la manzanilla, plus 1 Sole chacun pour la portion de bananes fries. Encore un repas pour juste un peu plus d’1 €.
















